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Réhabilitation immobilière en zone urbaine, une solution pour lutter contre l’artificialisation des sols

Densification des zones urbaines, réhabilitation des espaces vacants et désartificiliation sont les trois leviers d’action pour lutter contre l’artificialisation des sols. Comment la réhabilitation en zone urbaine contribue à respecter le vivant ?

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crédit photo :  Juliet Airs X PLI_

 

“L’artificialisation[1] des sols est aujourd’hui l’une des causes premières du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité”, assure le ministère de la Transition écologique

Depuis des décennies l’étalement urbain gagne les territoires. Une pratique qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement et la qualité de vie des habitants : Baisse de la biodiversité, diminution des espaces naturels et donc des pièges à CO2, imperméabilisation des sols qui nuit à l’infiltration naturelle des eaux pluviales, renforcement des îlots de chaleur…

En France, 20.000 à 30.000 hectares sont artificialisés chaque année. Un constat qui a poussé les gouvernements à agir, en adoptant en juillet 2021 la loi Climat et Résilience dont l’un des objectifs, le ZAN (Zéro Artificialisation Nette), est d’aboutir progressivement à une absence de toute artificialisation nette des sols en 2050.

 

Réhabilitation immobilière : Valoriser l’existant par le recyclage du foncier

 Pour lutter contre l’étalement urbain, il s’agit donc de recycler les bâtiments existants inoccupés, de reconstruire la ville sur la ville. Des réhabilitations qui doivent répondre à une demande en logements existante et aux objectifs de densification et d’adaptation aux nouveaux usages et besoins environnementaux et sociétaux.

En effet, il s’agit d’abord d’améliorer le bâti existant d’un point de vue énergétique, revoir l’isolation et mettre en place des solutions moins énergivores (isolation thermique, pompe à chaleur, toitures végétalisées, etc). Le recyclage des matériaux et l’écoconstruction sont privilégiés. Il s’agit également de repenser les fonctionnalités des bâtiments en envisageant des usages mixtes (habitation, commerce, bureaux) qui contribuent à réduire les déplacements des habitants et à améliorer leurs conditions de vie.  Enfin, ces nouveaux lieux de vie doivent privilégier la mobilité douce : garage à vélo, borne de recharge électrique, espace co-voiturage etc.

En quelques mots, il s’agit donc de créer des impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) sur le territoire grâce à des projets de réhabilitation vertueux, tout en réduisant au maximum les impacts négatifs sur le vivant.

 

Pour en savoir plus sur nos engagements RSE  c’est ici 

 

[1] « Artificialiser les sols c’est transformer un sol naturel, agricole ou forestier par des opérations d’aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale, afin de les affecter notamment à des fonctions urbaines ou de transport (habitat, activités, commerces, infrastructures, équipements publics…). » Ministère de la Transition Ecologique